COMBATTONS LES FRAIS

L’éducation postsecondaire connaît une crise. Depuis 2001, les revenus des universités et des collèges en frais de scolarité ont triplé. Tandis que les coûts sont de plus en plus transférés aux étudiantes et étudiants, le montant dû au Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE) est de plus de 19 milliards de dollars et augmente de près d’un million de dollars par jour.

De nos jours, une étudiante ou un étudiant qui doit faire un emprunt paiera 10 000 $ de plus pour ses études que quelqu’un qui peut se permettre de payer ces coûts élevés dès le début. Par conséquent, l’éducation collégiale et universitaire échappe de plus en plus aux étudiantes et étudiants issus de familles à faible revenu, lesquels sont disproportionnellement autochtones, de couleur, trans, handicapés et de famille monoparentale.

D’année en année, les administratrions des campus refusent de plaider aux côtés des étudiantes et étudiants pour l’augmentation du financement public et choisissent de laisser grimper les frais de scolarité en tant que solution miracle à courte vue à la réduction des fonds publics. Le gouvernement fédéral gaspille des milliards de dollars à la radiation de prêts étudiants non remboursés, à l’administration de programmes complexes d’aide financière aux études, à des dépenses inefficaces consacrées aux crédits d’impôt pour études plutôt que de financer directement l’éducation postsecondaire publique et d’éliminer les obstacles financiers immédiats pour toutes et tous.

En l’absence d’une vision nationale, les systèmes d’éducation postsecondaire ont suivi des voies divergentes d’une province à l’autre; par conséquent, les étudiantes et étudiants paient davantage pour leur éducation selon le lieu de résidence. Bien que certains gouvernements provinciaux aient commencé à améliorer l’accès par l’introduction de programmes de bourses d’études accordées en fonction du besoin, sans l’injection de nouveaux fonds dans l’éducation postsecondaire, ces modifications à la politique d’aide aux étudiantes et étudiants peuvent seulement être considérées comme une solution symbolique à un problème croissant.

PCPE: Pas dans notre intérêt

Nous faisons face à une crise d’endettement. L’ensemble de la population étudiante doit 28 milliards de dollars aux divers ordres du gouvernement et nous avons besoin de mesures audacieuses, notamment l’élimination des frais de scolarité, pour corriger cette situation.

Au lieu d’alléger le fardeau des étudiantes et étudiants, le gouvernement fédéral utilise les taux d’intérêt sur les prêts étudiants comme source importante de revenus. Cette année, on estime que le gouvernement du Canada devrait générer 862,6 millions de dollars en revenus sur le Programme canadien de prêts aux étudiants (PCPE).

Ce n’est pas juste. Il est temps pour le gouvernement fédéral d’éliminer les taux d’intérêt sur les prêts du PCPE.

Pour en apprendre plus et signer la pétition, cliquez ici.