RÉDUCTION DES MÉFAITS

La consommation de drogues et la dépendance représentent de grandes questions de santé publique qui suscitent à l’heure actuelle beaucoup d’attention à l’échelle internationale, en particulier en ce qui concerne l’utilisation des opioïdes. Alors que les politiques gouvernementales traditionnelles à l’égard des drogues se sont concentrées sur des mesures punitives et la criminalisation des utilisateurs, le paradigme de la réduction des méfaits considère plutôt la consommation de drogues comme un problème de santé publique qui nécessite un traitement et non une incarcération.

Partout au pays, des états d’urgences en matière de santé publique ont été déclarés en réponse à des taux élevés de mortalité et d’itinérance chez les utilisateurs de drogues. Cette constatation est mise en évidence par le fait qu’à un moment donné, près de neuf décès par nuit liés aux opioïdes étaient enregistrés dans la ville de Vancouver. Alors que les modèles de criminalisation liés à la pharmacodépendance ont peu contribué à minimiser la présence massive de drogues dans les rues ou à protéger la vie des utilisateurs, les stratégies de réduction des méfaits se sont avérées efficaces à préserver et à améliorer la qualité de vie des utilisateurs, à réduire les coûts liés aux systèmes de santé et de justice pénale et à alléger leur fardeau, et à la limite à impliquer plus de personnes dans des programmes d’intervention axés sur la santé.

Bien que le pays se prépare à la légalisation du canna bis, la Fédération s’efforcera de poursuivre le dialogue concernant l’importance de préconiser le traitement plutôt que le châtiment. Le fait que plusieurs partis politiques au pays aient déjà commencé à débattre du bien-fondé d’un tel modèle nous démontre qu’il s’agit d’un moment décisif pour accentuer ce dialogue.