ENSEMBLE POUR L’ÉQUITÉ

Le but de la campagne Ensemble pour l’équité est de contester toutes les formes de discrimination et d’oppression sur nos campus, dans nos communautés, et dans nos espaces d’organisation étudiante. Le racisme, le sexisme, le capacitisme, l’homophobie, la transphobie, l’islamophobie, l’antisémitisme et d’autres formes d’oppression peuvent avoir un effet sur l’accès de certains groupes à l’éducation postsecondaire et perpétuent des inégalités dans la société selon le sexe, la race, la situation socioéconomique, l’(in)capacité, l’orientation sexuelle, l’identité sexuelle, la religion, la citoyenneté et d’autres facteurs.

Matériel

La campagne emploie plusieurs outils de sensibilisation, y compris des autocollants, des macarons et des cartes d’information. Ce matériel vise à sensibiliser les gens et à défier les six formes d’oppression suivantes : l’homophobie, la transphobie, le capacitisme, le colonialisme, le sexisme et le racisme.

Pour commander du matériel de la campagne Ensemble pour l’équité, veuillez communiquer avec nous à campaigns@cfs-cee.ca.

 

Lutte contre l’islamophobie

L’islamophobie est une hostilité non fondée envers l’Islam et, par conséquent, de la crainte ou un sentiment négatif envers les musulmanes et musulmans. En gros, l’Islam est présenté comme un bloc monolithique, statique et insensible aux changements, les musulmans sont présentés comme des êtres barbares, irrationnels, primitifs et sexistes. L’hostilité envers l’Islam est utilisée pour justifier les pratiques discriminatoires employées envers les personnes musulmanes et leur exclusion de la société en général.

La xénophobie est la crainte ou l’aversion éprouvée à l’égard de personnes ou de communautés qui sont perçues comme « étrangères ». L’islamophobie et la xénophobie sont toutes deux fondées sur le racisme et leurs victimes y sont souvent soumises simultanément. Elles se manifestent souvent ensemble dans la politique publique ou la législation.

L’islamophobie et la xénophobie ont des racines historiquement ancrées dans l’impérialisme et le colonialisme occidentaux. Ces idéologies et ces concepts servent à justifier la colonisation et des actes de violence extrême par des forces coloniales occidentales comme l’Angleterre, la France et les États-Unis, entre autres. Plus récemment, le gouvernement canadien a joué un rôle unique dans l’alimentation de l’islamophobie et de la xénophobie afin d’appuyer un programme qui cible les pays à majorité musulmane et de justifier de mener la guerre à ces pays.

Des gouvernements qui établissent des centres de « lutte contre la radicalisation », lesquels surveillent et sondent la vie des communautés musulmanes et introduisent des lois qui limitent les droits civils et de la personne des communautés musulmanes, aux administrations des établissements postsecondaires qui se font complices des enquêtes de la GRC sur les étudiantes, étudiants et groupes musulmans ou présumés musulmans sur le campus, l’islamophobie et la xénophobie se manifestent au quotidien dans la vie des gens du Canada.

Il relève donc du mouvement étudiant de défier les histoires qui visent à déshumaniser les communautés musulmanes et à justifier la violence et la ségrégation à leur égard sur les campus et dans nos communautés, et de promouvoir celles et ceux qui font déjà ce travail.

 

Lutte contre le racisme

Les frais de scolarité élevés ont une incidence disproportionnelle sur les étudiantes et étudiants racialisés en raison de la marginalisation de ces communautés. L’accès à une éducation égale représente déjà un défi dans les écoles primaires et secondaires et la situation est encore plus grave au sein du système d’éducation postsecondaire.

Le rendement scolaire des étudiantes et étudiants racialisés subit également les effets de la mauvaise représentation de l’histoire des personnes racialisées autour du monde, et il est aggravé par des programmes d’études trompeurs, lorsque des concepts tels que le colonialisme ne sont pas abordés de manière adéquate. L’expérience des étudiantes et étudiants racialisés sur le campus subit également les contrecoups de l’absence de politiques administratives qui ne tiennent compte ni de leurs réalités ni de leur identité. De plus, les personnes issues des communautés marginalisées et des milieux à faible revenu ainsi que les chefs de famille monoparentale sont plus susceptibles de s’opposer vivement à l’accumulation d’une dette d’études. Cette situation crée un obstacle à l’accès, puisque le coût de l’éducation est non seulement en hausse, mais est transféré aux individus.

Le racisme dans nos établissements touche les personnes par l’entremise de l’environnement d’apprentissage et de la communauté du campus. Le racisme institutionnel crée des tensions qui faussent la compréhension culturelle et restreint les expériences éducatives de tous les étudiants et étudiantes. Très peu de politiques et procédures d’un point de vue systémique défient le comportement raciste et colonial. Ce manque de structure contribue donc au racisme systémique et, souvent, favorise un environnement d’enseignement et d’apprentissage qui entretient des attitudes racistes et coloniales.