À l’Assemblée générale nationale de novembre 2018, les membres de la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants ont voté pour appuyer le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en solidarité avec les militantes et militants des droits de la personne palestiniens. En adoptant cette motion, la Fédération réitère son appui envers la cause et la population palestiniennes, et s’engage à appuyer les organisations de la solidarité palestinienne, au cas par cas. Elle va aussi appuyer les sections locales dans le lancement de campagnes de désinvestissement des armes et en étudiant et en mettant en place les campagnes et ressources de mobilisation de la campagne BDS actuelles.

Le mouvement BDS est un appel de la Palestinian Civil Society qui cible de manière non violente la complicité institutionnelle et économique avec l’occupation et les violations des droits de la personne. En adoptant BDS, la Fédération se joint au rang d’autres organisations de société civile canadiennes comme le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), le Syndicat canadien de la fonction publique-Ontario (SCFP-Ontario), l’Église unie, l’Église mennonite du Canada, et l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), qui ont adopté des résolutions similaires.

La décision de la Fédération d’appuyer le mouvement BDS vient après des décennies de violations du droit international en matière des droits de la personne et de violence quotidienne perpétrées contre le peuple palestinien de la part de l’État d’Israël. Les enfants palestiniens se font couramment refuser un accès à une éducation de qualité à cause de cette violence. Les violations flagrantes des droits fondamentaux de la personne de la part de l’État d’Israël sont condamnées depuis longtemps par des organisations internationales des droits de la personne, notamment Amnesty International, Human Rights Watch et le Mouvement mondial des droits humains, et pourtant les atrocités commises à Gaza et dans d’autres régions de la Palestine continuent de s’aggraver sans fin en vue. En l’absence d’action significative de la part de la communauté internationale pour protéger les droits du peuple palestinien, le mouvement BDS utilise des stratégies non violentes pour tenter de faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il reconnaisse le droit fondamental du peuple palestinien à vivre à l’abri du déplacement forcé et de la violence.

La Fédération veut déclarer sans ambiguïté que sa position contre les atrocités commises contre le peuple palestinien par l’État d’Israël ne devrait pas être confondue avec l’antisémitisme. La Fédération continue de s’opposer fermement à l’antisémitisme sur nos campus et dans nos communautés et met de l’avant les voix des groupes étudiants juifs comme les Independent Jewish Voices et leurs chapitres de campus sur les enjeux qui les affectent. La hausse de la suprématie blanche et des évènements antisémites sur nos campus et dans nos communautés sont réels et inquiétants. Lors de cette assemblée générale, les membres ont aussi voté pour revitaliser notre campagne contre l’antisémitisme de longue date en développant du nouveau matériel et de nouvelles stratégies de mise en place sur les campus.

Nous avons depuis longtemps le mandat en tant qu’organisation d’adopter une position de principe contre les violations des droits de la personne. Dans les années 1960, l’organisation précurseur à la Fédération, l’Union canadienne des étudiants, était l’un des premiers groupes étudiants au Canada à promouvoir une campagne de désinvestissement contre le gouvernement de l’Apartheid en Afrique du Sud. La Fédération était aussi membre d’une coalition d’organisations qui se sont vigoureusement opposées aux guerres en Iraq et an Afghanistan. Ainsi, l’appui de la Fédération envers le mouvement BDS ne fait que démontrer que l’organisation étudiante la plus ancienne et la plus importante au Canada demeure engagée envers ses principes anti-guerre et pro-droits de la personne.